à Douchy, c’est cauchemar en famille



Un huis clos digne d’un mauvais polar… Le crépuscule d’Alain Delon est en train de virer au cauchemar entre les murs de son domaine de Douchy, dans le Loiret. Depuis sept mois, les enfants ont pris le relais d’Hiromi Rollin, l’assistante et compagne de l’acteur, contre laquelle ils se sont ligués dans un même élan l’été dernier.
Mais la belle entente n’a pas duré : les vieilles jalousies et rancunes, cuites et recuites, ont fini par refaire surface et éclater au grand jour dans tous les médias. La fratrie se déchire devant leur père en fin de vie, qui assiste, quasi impuissant, aux rugissements et coups de griffes de sa meute…

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Dans ce théâtre d’ombres, où tous les coups sont permis, Alain-Fabien tient une place de choix : c’est lui qui s’occupe le plus de son père, même si cela lui pèse. « Je n’arrive plus à vivre dans cet univers toxique depuis six mois, expliquait-il dans Paris Match début janvier. Je fume à nouveau, je suis en train de me perdre ici… » Il vit dans un pavillon, gère l’intendance, surveille le paternel, travaille sur ses projets… Mais reste un écorché vif, sensible et fragile, à tel point que sa mère, Rosalie van Breemen, l’aurait discrètement rejoint sur place, selon les infos du magazine Elle.

À LIRE AUSSI Affaire Delon : Hiromi Rollin, histoire d’une femme bafouée « Pour un rien, c’est l’horreur, a raconté Anouchka dans les colonnes du journal. L’autre jour, la femme de ménage a demandé à Alain-Fabien de faire les courses à ma place, je devais rentrer à Genève. Ça l’a rendu fou. Il est allé dans ma cuisine, a balancé ce qu’il y avait sur la table… » Avec son petit frère, la confiance est rompue depuis qu’il l’a enregistrée à son insu en conversation avec son père, avant de tout balancer sur les réseaux sociaux.

« Chasseur de dot »

Anthony passe régulièrement au domaine, mais Anouchka évite de le croiser. L’aîné du clan déteste ouvertement sa sœur, l’appelle « la Genevoise », méprise son mari en rappelant que son père l’a surnommé « le chasseur de dot ». Le genre de remarques acerbes qui n’apaise pas les rapports familiaux…

C’est Anthony qui a déclenché les hostilités en attaquant directement sa sœur dans Match, début janvier, en l’accusant de manipulation et d’intriguer pour ramener à tout prix leur père en Suisse pour optimiser l’héritage.

Mais en attaquant la fille préférée, l’aîné du clan a une fois de plus agacé Alain Delon. « Quand Anthony arrive, mon père tourne la tête, hausse les épaules ou refuse de sortir de sa chambre, confie Anouchka dans Elle. Devant témoin, il a réaffirmé qu’il ne voulait plus le voir. Moi non plus. »

La fille du Guépard vient désormais une fois par semaine depuis Genève, mais craint à chaque fois de voir son bip ne plus fonctionner devant les grilles – comme ce fut le cas en juillet dernier pour Hiromi, virée du domaine du jour au lendemain. Pas question d’amener sur place son fils Lino, 4 ans, soigné pour une maladie rénale. « Je ne veux pas qu’il connaisse cette ambiance, ces gens qui m’ont poignardée dans le dos. Un enfant, c’est une éponge », a-t-elle confié au magazine.

À LIRE AUSSI Alain Delon et les armes à feu, une vieille passionÀ Douchy, Anouchka loge dans son pavillon personnel, son propre garde du corps dort à proximité, on n’est jamais trop prudent… Selon elle, les garçons se promenaient armés dans la propriété – « Ils se croient au Far West » –, de quoi inquiéter la justice qui a ordonné de saisir toutes les armes du domaine (plus de 70, dont 3 000 munitions).

Une perquisition qui a « rassuré » la fille de l’acteur, selon son avocat, car « elle était assez inquiète compte tenu du climat un peu particulier qui y règne… » Sans compter que Delon aurait pu aussi se supprimer brutalement, lui qui a toujours affirmé vouloir recourir au suicide s’il devait devenir grabataire.

« Dans un mois, c’est plié »

Le vieux Samouraï est proche des ombres de la mort, tous ses enfants l’affirment. L’été dernier, il refusait de s’alimenter ou de boire, Alain-Fabien faisait venir un médecin tous les jours pour le perfuser.

Diminué par ses deux AVC, affaibli par un lymphome, il ne prend plus son traitement qui le fatiguait trop et vit reclus dans quelques pièces, ne pouvant presque plus marcher, restant la plupart du temps dans un fauteuil roulant. Chaque semaine, rapporte Anouchka dans Elle, Anthony murmure : « Dans un mois, c’est plié… »

À LIRE AUSSI Affaire Delon : le clan du samouraï « Cette ambiance est mauvaise pour lui, juge-t-elle, tous les médecins le disent. Un temps, il a pensé au suicide assisté, en Suisse. Maintenant, il ne veut plus se soigner, c’est sa volonté et je la respecte. La question n’est plus là, on a six mois de retard. Je veux juste qu’on le laisse en paix… »

C’est dans ce contexte lourd et tendu que la mandataire judiciaire a demandé aux trois enfants de se calmer et d’éviter autant que possible de s’entredéchirer devant leur père, qui ressent tout. Un appel à la trêve qui semble bien illusoire…




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