Aleksandr Vlasov vainqueur à La Madone d’Utelle, les écarts se resserrent avant le dénouement de Paris-Nice


Le Russe Aleksandr Vlasov célèbre sa victoire sous la pluie à l’arrivée de la septième étape de Paris-Nice, au sommet de la Madone d'Utelle, le 9 mars 2024.

Qui a dit que Paris-Nice était une « Course au soleil » ? Cette année encore, l’épreuve cycliste porte bien mal son surnom. En 2023, la sixième étape qui devait arriver à La Colle-sur-Loup (Alpes-Maritimes) avait été annulée à cause du vent. Un an plus tard, les conditions climatiques difficiles ont perturbé l’étape reine de la 82e édition, samedi 9 mars.

Raccourcie de 70 kilomètres, cette étape a été remportée par Aleksandr Vlasov (Bora-Hansgrohe). Sur les pentes de La Madone d’Utelle, le Russe a porté une attaque qui s’est avérée décisive à un peu plus de 4 kilomètres du sommet, situé à 1 175 mètres d’altitude.

Derrière Vlasov, le Belge Remco Evenepoel (Soudal – Quick-Step), favori à la victoire finale, a réglé le sprint des costauds devant Primoz Roglic (Bora-Hansgrohe). Sans parvenir à distancer nettement ses concurrents, donc. Esseulé et en difficulté dans le final, l’Américain Brandon McNulty (UAE Emirates), septième de l’étape à 27 secondes du vainqueur, conserve de justesse son maillot jaune. Mais celui-ci ne tient plus qu’à un fil avant l’ultime étape, une boucle de 109 kilomètres autour de Nice, dimanche 10 mars.

Au classement général, McNulty ne possède plus que 4 secondes d’avance sur l’Américain Matteo Jorgenson (Visma-Lease a Bike). Remco Evenepoel est remonté au pied du podium, à 36 secondes du leader.

Etape reine perturbée par la neige

A l’origine, les organisateurs avaient dessiné un tracé de 173 kilomètres entre Nice et Auron. Mais, en raison des chutes de neige et des rafales de vent attendues à la station de ski située à 1 600 mètres d’altitude, la décision de raccourcir l’étape a été prise et annoncée publiquement jeudi soir. Conséquence : la montée difficile et inédite vers Auron (7,3 kilomètres à 7,2 %) mais aussi le col de la Colmiane ont été retirés du parcours dans les Alpes-Maritimes.

« On préfère assurer le coup pour la sécurité des coureurs. On ne pouvait pas les laisser dans l’incertitude », justifiait le directeur de l’épreuve, François Lemarchand, cité par L’Equipe. Si les coureurs ont été épargnés par la neige, ils ont tout de même été confrontés à des conditions humides en pédalant sur les routes sinueuses de l’arrière-pays niçois.

Deux hommes ont fait la course en tête, sans pour autant creuser un écart important avec leurs poursuivants avant la dernière montée (15,3 kilomètres à 5,7 %). Le Français Benjamin Thomas (Cofidis) a fini par se relever à une trentaine de kilomètres de l’arrivée et le Suisse Johan Jacobs (Movistar) a été repris par le peloton au pied de l’ascension finale.

A l’image de la quatrième étape, sur les pentes du Beaujolais, mercredi, la grande explication entre favoris n’a pas vraiment eu lieu. Après Vlasov, qui a profité de sa position éloignée au classement au général pour s’échapper, Remco Evenepoel est passé à l’attaque à 2 kilomètres de l’arrivée, sans pour autant parvenir à semer ses concurrents.

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Dimanche, cinq ascensions dont deux de première catégorie sont au programme de l’ultime étape de cette course aux avant-goûts de Tour de France. Car, en raison des Jeux olympiques à Paris, l’édition masculine 2024 de la Grande Boucle mènera les coureurs à Nice, pour un contre-la-montre final, le 21 juillet.

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