Attentat à Moscou : Washington avait averti, Poutine parlait alors de ‘mensonges’


Face à cet avertissement américain non pris en compte par le Kremlin, l’opinion russe va-t-elle demander des comptes à Vladimir Poutine ? Comment va faire le président pour tenir ? Selon le spécialiste, comme pour l’Ukraine, c’est la désinformation qui va primer dans les prochaines heures : “Je n’ai absolument aucun doute sur le fait que, comme c’est le cas pour l’invasion de l’Ukraine, de la désinformation de masse d’un pays qui s’est fait une spécialité de ce processus va intervenir. Il est évident qu’on peut définir toute une série de boucs émissaires pour ne pas l’être soi-même. Et donc je n’ai absolument aucun doute sur le fait que là maintenant, l’État russe va mettre un maximum de choses en œuvre pour essayer de faire ce qu’on appelle une attribution de la faute qui n’est pas à l’État russe, c’est-à-dire pas dans une défaillance du système de sécurité, pas non plus une responsabilité quant à sa politique en général.”

Imaginez-vous un instant qu’on se retrouve dans un cas de figure identique en Belgique, où un attentat surviendrait et qu’il apparaîtrait publiquement qu’un État étranger ait annoncé un risque sur Bruxelles. Ce serait le tollé général, bien entendu, et c’est le passage sur le gril“, ajoute le criminologue. “Mais ça, c’est dans une culture politique, sociétale, aussi culturelle qui est la nôtre. Ce n’est pas celle du tout de la Russie. Donc est-ce que ça aura réellement des impacts ou un impact à court, moyen et long terme ? J’en doute parce qu’il y a quand même un cadenas qui est tel que je crois plus en la capacité du pouvoir russe de reconstruire des narratifs erronés, jusqu’à créer évidemment des théories du complot et des fausses informations qu’en une possible remise en question de l’autorité et des compétences de Vladimir Poutine.



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