‘Ce qui est pour toi, la rivière ne l’emporte pas’, l’histoire humaine de Viktor Lazlo au milieu de l’esclavage


Viktor Lazlo était l’invitée du 8/9 pour son livre Ce qui est pour toi, la rivière ne l’emporte pas, qui nous emmène en Martinique à l’époque de la traite négrière. Un roman fort lié à l’histoire de sa famille.

C’est un os que je ronge depuis longtemps“, confie Viktor Lazlo. “On trimballe à notre corps défendant, d’une façon transgénéalogique, le bagage de nos ancêtres. Et mes ancêtres sont arrivés en Martinique par le bateau, certains dans la cale, certains sur le pont.

J’ai à la fois la mémoire de ceux qui ont souffert, et les souvenirs des dominants.

L’histoire démarre en Martinique, dans le domaine des Bois-Tranchés, inspiré de l’Habitation Beauséjour, situé sur une ancienne plantation esclavagiste.

Ce qui est absolument extraordinaire sur ce lieu, c’est que c’est d’une beauté époustouflante, mais il y a des traces, de-ci de-là, de l’époque de l’esclavage. Donc on ne peut pas s’empêcher de se représenter cette tragédie qui se déroule dans tant de beauté“, explique Viktor Lazlo.

Personnage principal du roman, Olvidia est une petite fille envoyée dans une famille où la mère ne l’aime pas, mais qui naît avec une prescience comme le raconte Viktor Lazlo, qui la décrit comme un personnage lumineux.

Elle est adossée à cette histoire qui est en marche, et elle grandit avec la certitude que ses congénères seront libres un jour. Le fil de l’histoire l’amène en France au moment de la révolution, et là elle fait le parallèle entre la population, les ouvriers et les pauvres, et elle comprend que la liberté du peuple correspondra à la liberté des esclaves.

C’est une histoire humaine tout simplement […]. C’est également des questions que je me pose et auxquelles je veux répondre en racontant des histoires qui ne sont pas toujours tragiques.



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