‘Chère Kate Middleton, si je vous écris, c’est aussi que je tente de me mettre un peu à votre place’, par Pascale Clark


Chère Kate Middleton,

Surtout, ne faites pas attention à cette lettre, si tant est que la question puisse se poser mais sauf irrespect, je tiens malgré tout à vous l’adresser, au moins virtuellement. Quand certains mots sont prononcés, des mots comme des parpaings balancés sur nous, pauvres êtres humains, alors l’insignifiance balaie tout sur son passage, une sorte de karcher cramant l’intégralité du paysage comme peut-être cette chimiothérapie chargée d’éradiquer ce cancer que vous avez fini par nous balancer.

J’explique : oui, je faisais partie des rieurs, des sceptiques, des aboyeurs, (serait-ce même en mon for intérieur), j’appartenais à ceux qui canardent, même dans leur coin, qui n’en pensent pas moins, qui se demandent, qui commentent. Comment ? Elle, la princesse, duchesse, comtesse, future reine probablement, qui pense pouvoir disparaître du métavers depuis le 25 décembre dernier, 2 mois et demi d’absence, à ne plus se montrer, d’un seul coup, quand ça la chante ? C’est vrai, avais-je pensé, donner pour donner, faudrait voir à la cohérence.

J’étais même de ceux, Kate, à qui vous apparaissiez aussi lisse que le crâne de Bruce Willis. Kate la parfaite, dans l’interprétation, comme dans la silhouette. Tout juste, je vous accordais le crédit de présenter une sorte de stabilité dans la martingale assez bancale de la royauté. M’enfin bon, nous n’en sommes plus là… Tellement d’autres chats, plus inquiétants, à fouetter.

Puisqu’il s’agirait d’être honnête, Kate, mon attraction, en y repensant, était venue de votre disparition. (C’est toujours l’anomalie qui attire l’attention.) Tant de temps à vous voir éviter qu’on vous voie, une telle rupture de contrat, le loup s’annonçait énorme. Alors oui, je l’avoue, tel un boxer terrier lâché dans la campagne, j’ai contribué à rechercher des hypothèses. Quel était ce mystère qui prenait forme sous nos yeux, une personnalité presque royale faisant vœu de silence. Quel enjeu, quelle manigance ?

J’ai bien conscience que tout cela vient de voler en éclat.

Depuis que vous avez posté votre vidéo, un vendredi 22 mars de l’an 2024, vous sur un banc, dans votre petit pull marin, eh bien tout, absolument tout, est obsolète.

Vous souffrez d’un cancer, comme votre beau-père, qui se trouve être roi, Charles III, rien à voir, lui la prostate, vous, on ne sait pas.

Chère Kate, si je vous écris, c’est aussi que je tente de me mettre un peu à votre place.

42 ans, 3 enfants, et ça, qu’on ne nommera pas davantage, y’en a marre de celui qui la ramène. D’un seul coup, vu de vous, tout s’éclaire. Être opérée et puis apprendre, c’est ainsi que vous le racontez, que le mot à accoler fait flipper.

Priorité : gagner du temps, c’était le plus important. Tenter de trouver les mots pour en parler à vos enfants. Pas bien grands, 10, 8, 5 ans. Les rassurer, leur dire que ça va bien se passer, leur dire, alors que vous chère Kate, n’en menez pas si large. C’est vrai, vous n’êtes pas qu’une image, y’a des vies à mener au-delà de la royauté et de la célébrité.

Je repense à cette photo que vous avez balancée, vous, Kate et votre air souriant, vous et vos 3 enfants comme à la bonne heure. L’illusion n’avait duré que quelques heures. Toutes ces retouches, comme des nez au milieu de la figure, toutes ces manips un peu louches, y’avait le feu au lac mais on ne le savait pas.

Je vous laisse, chère Kate, ne faites pas attention à nous. Faites le mieux pour vous.

Pascale Clark

Retrouvez les plumes de votre rendez-vous “En toutes lettres !” chaque semaine dans “Dans quel Monde on vit” présenté par Pascal Claude sur La Première.



Source link

Leave a Comment