Isabelle Boulay se confie sur son enfance et l’accident qui a marqué sa vie


Isabelle Boulay dans « Un dimanche à la campagne »
Capture d’écran

La chanteuse québécoise est entrée le temps d’un week-end dans la parenthèse enchantée de Frédéric Lopez. L’occasion pour elle de s’épancher sur son enfance.

« J’ai toujours chanté pour réparer les gens. » Dès les premières minutes de l’émission « Un dimanche à la campagne » diffusé ce 3 mars, Isabelle Boulay annonce la couleur. C’est dans le grenier, endroit propice aux confessions d’enfance, que la chanteuse raconte à Frédéric Lopez ainsi qu’aux deux autres invités – qui sont cette semaine l’humoriste et comédien Jérémy Ferrari et le violoncelliste Gautier Capucon – ses débuts derrière un micro.

La Québécoise chante dès le plus jeune âge. Au début dans le restaurant de ses parents, puis après sa vente, elle se produit dans des bars des environs. Seulement à 8 ans, un incident bouleverse sa vie. « Le 24 décembre 1980, mon père s’en va. Le téléphone sonne et c’est comme si le rideau s’était fermé sur la vie », explique la chanteuse en expliquant que son père est victime d’un accident de la route.

« La lumière n’est jamais revenue »

« Il est resté neuf mois en soin intensif et quand il est revenu il était très diminué. Quand on perd sa lumière, ça jette une ombre. La lumière n’est jamais revenue », déplore Isabelle Boulay. Quelques années après ses parents se séparent et son père part vivre en forêt, sans électricité ni eau courante. Et si cet évènement reste difficile, la chanteuse parle d’un mal pour un bien. « Sa présence était lourde, il était dépressif et un peu en colère de ce qui lui était arrivé. »

Pour pallier cette absence, Isabelle Boulay continue d’exercer sa passion dans les restaurants et les bars de la région. « Chanter a été une sortie de secours », révèle-t-elle. Seulement, certains clients des établissements où elle se produit ne l’entendent pas de cette oreille et informent la Direction de la protection de la jeunesse de la présence d’une enfant. « À 11 ans, ma mère m’a annoncé que je ne pouvais plus chanter, donc le week-end je ne pouvais plus m’échapper. Je me disais qu’il fallait que je fasse ce sacrifice-là pour pas qu’on m’enlève de ma famille et que mes petits frères et ma mère se retrouvent seuls. »



Source link

Leave a Comment