Jérémy Ferrari raconte sa tentative de suicide dans «Un dimanche à la campagne»


Jérémy Ferrari dans « Un dimanche à la campagne »
Capture d’écran

Habitué à faire rire, l’humoriste s’est confié à Frédéric Lopez sur sa traversée du désert, entre alcoolisme, dépendance aux médicaments et volonté d’en finir.

« Depuis petit, ça ne va pas dans ma tête. » Ce dimanche 3 mars, Jérémy Ferrari était l’invité de Frédéric Lopez dans son émission dominicale diffusée sur France 2 aux côtés du violoncelliste Gautier Capucon et la chanteuse Isabelle Boulay. Et si l’humoriste est connu pour user de son ironie et de son humour noir au quotidien, il s’est livré sur une partie sombre de sa vie.

Cette situation s’est déclenchée au moment où Jérémy Ferrari atteint le succès en tant qu’humoriste. Mais son mal-être était sous jacent. « J’avais déjà des problèmes avec l’alcool parce que ne pas boire tous les jours me demandait un effort. Quand ça commence à marcher je suis convaincu que ça va résoudre mes problèmes », explique-t-il de manière lucide.

Et de poursuivre : « vers 29 ans, 30 ans tous les soirs j’étais ivre jusqu’à un moment donné où je buvais toute la journée ». Seulement l’humoriste ne s’arrête pas là et ajoute à sa consommation excessive d’alcool, celle de médicaments « parce que je n’ai plus la forme, je perds ma voix sur scène donc je commence à prendre de la cortisone ». L’absorption de ces cocktails n’est pas remarquée par les spectateurs.

« Je ne ressens rien sur scène. L’adrénaline est tellement forte que je ne ressens plus les effets de l’alcool et des médicaments. » Jérémy Ferrari arrive finalement, durant la tournée de son 2e spectacle à un point de non-retour. Il est alors dans sa chambre d’hôtel, n’a pas dormi depuis trois jours et s’est disputé avec sa copine de l’époque. Son meilleur ami, exceptionnellement présent sur sa tournée, décide de monter dans sa chambre sans qu’il le sache. « Seulement à ce moment, je me suis mis au bord de la fenêtre. Au début je ne voulais pas sauter. Je voulais juste voir si l’imaginer m’apaise et donc je suis sur une petite corniche. »

« Ça bousille ta vie »

Son ami rentre dans la pièce et cherche alors à le faire redescendre du bord de la fenêtre. « Mais tout d’un coup, je ressens énormément de joie et je me dis que tout ça n’a tellement pas d’importance, que je peux sauter et ne pas souffrir. » Ce n’est seulement dès lors qu’il se sent glisser que son instinct de survie prend le dessus. « Et là, je me dis que je suis capable de me tuer. Je me dis qu’il faut absolument qu’on m’enferme. Je dis à mon ami “Il faut m’attraper, m’enfermer et me soigner” », se remémore Jérémy Ferrari avec émotion.

L’humoriste part en cure de désintoxication en Suisse pendant plusieurs mois et comprend alors qu’en plus d’être diagnostiqué alcoolique chronique sévère, il a également un trouble de l’attention avec hyperactivité et haut potentiel. « Quand tu allies ces deux choses, elles s’entrechoquent et tout ça provoque une surchauffe du cerveau. Le plus dur ce sont les obsessions. Ça te torture psychologiquement, ça bousille ta vie. Ça crée des sensations d’angoisses sur des choses qui n’existent pas », détaille-t-il avant d’affirmer être aujourd’hui sobre depuis huit ans et agir au quotidien pour gérer ces troubles.



Source link

Leave a Comment