Jérémy Ferrari se livre sur son mal-être : “Je commence à me faire des cocktails d’alcool et de médicaments…”


Le succès “même énorme”, ne règle pas tout. Son alcoolisme, sa santé mentale… Jeremy Ferrari n’en a jamais fait un tabou. Sur scène et en interview, l’humoriste se livre sur les épreuves qu’il a affrontées. Invité dans Un dimanche à la campagne, diffusé ce 3 mars sur France 2, il est revenu sur le jour où il a compris qu’il n’allait pas bien. S’il sait “depuis petit” que “ça va pas dans [sa] tête”, à l’âge de “29 ans, 30 ans”, il se souvient : “Tous les soirs, je suis ivre”. “À un moment donné, où je bois toute la journée. Je prends des médicaments parce que je n’ai plus la forme, je perds ma voix sur scène, donc je prends la cortisone. Je commence à me faire des cocktails d’alcool et de médicaments”, poursuit-il.    

Sur scène, l’humoriste joue sans que le public ne s’aperçoive de son état : “L’adrénaline est tellement forte que je ne ressens plus les effets de l’alcool des médicaments”. Jérémy Ferrari touche le point de non-retour après avoir passé “trois jours sans dormir”. Un soir, à Aix-en-Provence, seul dans sa chambre d’hôtel, l’humoriste se met au bord de la fenêtre : “Tout d’un coup, je ressens énormément de joie. Toute la tristesse est balayée, et je me dis : ‘Tout ça n’a tellement pas d’importance. Je vais juste faire ça, dans une seconde tout s’arrête et je ne vais pas souffrir, c’est cool”.  

 “Il faut m’attraper, m’enfermer et me soigner”

Jérémy Ferrari comprend que “ce n’est plus du tout” lui qui veut se jeter par la fenêtre et son cerveau “revient à la réalité”. Il prend alors conscience : “Je me dis que je suis capable de me tuer, je vais me tuer”. À son meilleur ami, qui se trouve alors avec lui, il lance : “Il faut m’attraper, m’enfermer et me soigner”. En cure de désintoxication, il est diagnostiqué “alcoolique chronique sévère” : “Mon cerveau réagit aux drogues comme une allergie, il déraille”. À cela s’ajoutent son trouble de l’attention avec de l’hyperactivité et son haut potentiel : “Tout ça génère une surchauffe du cerveau”. 

Ce qui est dur, ce sont les obsessions, explique-t-il. Ça te torture psychologiquement. Ça bousille ta vie. Ça créait des sensations d’angoisse sur des choses qui n’existent pas”. Pour réussir “à gérer”, Jérémy Ferrari doit veiller à son hygiène de vie : “Il faut que j’ai de l’énergie tout le temps. Il faut que je dorme tôt, il faut que je dorme bien. Il faut que je mange sainement. Il faut que j’évite le sucre. L’alcoolisme, bon c’est dur, mais je suis un programme, c’est de la discipline. Il faut que j’arrête la cigarette. Il ne faut pas que je prenne de médicament. Il ne faut pas que je touche à la chimie de mon cerveau”. Avant de conclure : “Si je touche à ça, si je lui donne un truc, à chaque fois c’est un carnage”. Autant de sujets qu’il évoque sur scène pour aider le public et libérer la parole. 



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