La Madone d’Utelle, le juge de paix de Paris-Nice : “Cette montée convient bien à Remco Evenepoel”


Reste que le final proposé ce samedi n’a, du coup, plus rien à voir avec celui prévu initialement. “C’est dommage pour les organisateurs. Parce que, cette fois, il ne faudra pas forcément être un excellent grimpeur pour remporter la Course au Soleil”, pense Tim Wellens.

Le Limbourgeois du Team UAE Emirates avait grimpé cette difficulté en 2016, au cours d’une édition dont il avait terminé 14e et premier Belge. Il peut, donc, la détailler. “Elle n’est justement pas super compliquée, dit-il. Je me souviens que lorsque j’ai atteint le sommet, j’ai été étonné d’apprendre que ça grimpait quand même à près de 6 % de moyenne (5,7 exactement).”

Vu que le pied du col sera atteint après 89 bornes d’un parcours assez plat, Wellens craint que les écarts au sommet ne soient pas énormes. “En 2016, il y avait eu des différences, mais on avait dû se farcir d’autres difficultés en amont. Ici, les candidats à la victoire finale devraient l’aborder assez frais, même si ça roule vite dès le départ de l’étape. Comme elle est régulière, cette montée devrait bien convenir à Remco, qui pourra exprimer sa puissance. Mais ces rivaux auront encore assez d’énergie.”

guillement

Je ne vois pas Roglic reprendre beaucoup de temps à Remco sur cette rampe.

Selon celui qui reprendra la compétition mercredi à la Nokere Koerse avant d’épauler Tadej Pogacar à Milan-Sanremo, Evenepoel n’a pas intérêt à attaquer trop tôt. “Ses concurrents feront, alors, rouler leurs équipiers et, comme les pourcentages ne sont pas élevés, ils devraient pouvoir revenir. L’idéal serait qu’une équipe durcisse très fortement le rythme dès le pied pour faire un écrémage. Remco, Roglic et l’un ou l’autre favori sont capables de faire des différences au train, mais je ne les vois pas réussir à se départager entre eux. Ça ne me semble pas assez difficile pour ça. Je ne vois en tout cas pas Primoz reprendre beaucoup de temps à Remco sur cette rampe.”

Serge Pauwels, qui était aussi là il y a huit ans, va dans le même sens. “Je vois les favoris rester très longtemps ensemble, avant d’essayer, peut-être, quelque chose tout à la fin. Mais les pentes ne sont pas assez raides pour faire de gros écarts. Ça aurait pu être le cas s’il y avait eu des passages à 9 ou 10 %.”

N’est-il alors pas préférable de partir de loin, comme le suggèrent certains acteurs de ce Paris-Nice ? “Le fait que cette étape ne fasse plus que 104 bornes va dynamiter la course, affirme le Français Benjamin Thomas. Avec 180 kilomètres, peut-être que des coureurs auraient attendu le dernier moment pour se découvrir. Là, ça va rouler plus vite dès le départ.”

”Ce serait une erreur de vouloir partir de loin, corrige Serge Pauwels. Parce que le froid et la pluie vont user naturellement les organismes dans la rampe finale.” C’est aussi ce que pense Remco Evenepoel : “Il y aura la pluie, des températures basses. Donc, la seule chose qui changera, ce sera le kilométrage.”

Pour Tim Wellens, “la Madone d’Utelle n’est quand même pas assez difficile pour décider du vainqueur de ce Paris-Nice. Tout se jouera dimanche”, conclut-il. On attend de voir.



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