objectif n°1 mondial à Roland-Garros


On vous avait parlé du début de l’ère Sinner (22 ans) au moment de son triomphe à l’Open d’Australie et, deux mois plus tard, l’Italien continue de persuader, même les plus sceptiques. À Miami, il a ajouté un deuxième Masters 1000 à son palmarès (après celui qui a un peu déclenché la « révélation Sinner », en août dernier, à Toronto), tout en ayant enlevé l’ATP 500 de Rotterdam en chemin. Il vient de remporter 25 (dont 22 sur 23 en 2024) de ses 26 derniers matches. Il a connu son seul revers de l’année en demi-finale d’Indian Wells, en trois sets contre Carlos Alcaraz qu’il avait pourtant dominé 6-1 dans la première manche. Le grand rouquin est le premier joueur du circuit à soulever trois trophées cette année et est tout simplement le n°1 actuel puisqu’il est n°1 à la Race, ce classement qui ne tient compte que des points acquis en 2024 (devant Medvedev, Zverev, Alcaraz et De Minaur, Djokovic n’étant que 12e). Au classement mondial, le nom de Jannik Sinner grimpe au 2e rang, désormais devant celui de Carlos Alcaraz.







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« Il ne craint plus personne, c’est l’inverse désormais… »

Jamais un joueur italien n’était monté aussi haut dans le classement mondial n’en déplaisent aux Nicola Pietrangeli, Adriano Panatta ou Corrado Barazutti. Au-delà de tous ces chiffres et performances, c’est la manière dont le joueur de Sesto s’impose désormais sur les courts qui impressionne. Avec son envergure de joueur de 1,88m et malgré tout une agilité déconcertante dans ses déplacements et le sens des trajectoires (héritage unique de ses années de jeune champion de ski), il offre une couverture du terrain exceptionnelle. Tout semble simple avec Jannik Sinner, alors que rien ne l’est vraiment. « C’est un plaisir de te regarder jouer, un peu moins de t’affronter », a fort justement commenté, après la finale en Floride, un étonnant Grigor Dimitrov de retour dans le top-10 mondial (9e) à 32 ans. Sinner a remporté cette finale contre le tombeur-surprise des Zverev, Alcaraz et Hurkacz sur le score de 6-3, 6-1. Déjà en demi-finale, il n’avait fait qu’une bouchée de Medvedev (6-1, 6-2) qu’il vient de battre pour la cinquième fois d’affilée ! « Jannik ne craint plus personne, c’est l’inverse désormais », résume l’un de ses coaches, l’Australien Darren Cahill.

Le défi de la terre battue

Quand on est n°2, on ne peut qu’ambitionner d’être le n°1. Et avec seulement 585 points à défendre jusqu’à Roland-Garros compris, pour 2.315 points à Djokovic ou 2.265 points à Alcaraz, l’Italien à qui tout réussit, est devenu un énorme rival pour un leader serbe actuel en plein questionnement. Le défi sera désormais d’en imposer aussi sur une terre battue qu’il apprécie moins que cette surface dure qui ne fait qu’accélérer ses frappes solides. Sinner compte bien déjà des quarts de finale à Roland-Garros, Rome, Monte-Carlo ou Barcelone, mais il n’a enlevé qu’un seul titre sur la fameuse brique : Umag en 2022.

Cependant la force de l’Italien, c’est aussi de ne jamais dormir sur ses acquis, de toujours rester humble et de continuer à apprendre des autres. Avant de devenir le joueur que l’on connaît aujourd’hui, il avouait des lacunes physiques, il lui manquait la « caisse » qui permet d’emporter les exploits. Lacune gommée désormais. Et on sait qu’une fois soulevé ce trophée qui lui était promis en Floride (il avait déjà échoué deux fois en finale), l’Italien avait déjà le regard tourné vers cette terre qui alourdit les godasses, mais qui va le transporter encore dans une autre dimension.



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