quelle série regarder (ou pas) ce week-end ?



Cette semaine, Le Point vous propose de vous interroger sur la perte d’un être cher et la redéfinition de la masculinité avec Enterrement de vie de garçon, une série très contemporaine arrivée la semaine dernière sur Canal+. Après le succès foudroyant de l’adaptation de One Piece, Netflix sort le grand jeu : Avatar : le dernier maître de l’air est un live action au budget conséquent (15 millions de dollars par épisode). Attendue depuis 2018, la saga raconte une aventure initiatique et extraordinaire d’un jeune guerrier au pays des quatre éléments (le feu, la terre, l’eau et l’air). Hier est sorti sur Canal+ le tout dernier projet de Steven Soderbergh, une intrigue criminelle intitulée Full Circle : cette série à l’atmosphère inquiétante et au scénario poussif ne plaira sans doute pas au plus grand nombre.

« Enterrement de vie de garçon » : le deuil au royaume des vannes

Une série nourrie par l’art de la punchline. Écrite et réalisée par les stand-uppers Panayotis Pascot et Adib Alkhalidey (qui joue un lourdaud), cette saga de quatre petits épisodes ausculte, avec un humour pince-sans-rire, les thèmes de l’amitié, du deuil et de la dépression. Le casting est complété par Fary Lopes B (l’égocentrique), Jason Brokerss (le sensible) et Guillermo Guiz (le plus comique d’entre eux). La saga s’ouvre sur la soirée d’un groupe d’amis se retrouvant dans un club de strip-tease, pour une raison douloureuse : l’absence d’un être cher. Ils enchaînent les situations inattendues, douces-amères, parfois malaisantes, et la nuit s’achève sur l’aveu d’un secret. Cette série invite à une réflexion sur la « pluralité des masculinités et le rapport des hommes avec leurs émotions ». Un synopsis qui fait écho au livre de Panayotis Pascot, La prochaine fois que tu mordras la poussière, livre intime, autobiographique et immense succès en librairie, qui explore des motifs similaires. Une série dans laquelle la volonté de se questionner et d’exister (parfois un peu excessive) prime plus que tout.

Enterrement de vie de garçon, disponible sur Canal+.

« Avatar : le dernier maître de l’air » : odyssée spectaculaire

Après le succès de l’adaptation du manga One Piece, Netflix a misé gros sur ce live action adaptée de la série animée des années 2000, qui fut à l’époque un succès retentissant. Le synopsis ? Les nations de l’Eau, de la Terre, du Feu et de l’Air cohabitent depuis des lustres. Un maître qui maîtrise ces quatre éléments, surnommé l’Avatar, a pour tâche de faire régner l’harmonie entre ces peuples. Seulement un jour, cet avatar, prénommé Aang, membre du peuple des nomades de l’air, se fait emprisonner dans un iceberg lors d’une tempête. Il plonge alors dans un sommeil profond avant de se réveiller cent ans plus tard, auprès de Sokka et Katara, des frère et sœur de la Tribu de l’Eau du pôle Sud. L’Avatar qui n’a que 12 ans, brillamment interprété par Gordon Cormier, comprend que tous ses proches sont morts. Il va devoir rétablir l’équilibre du monde, mais, pour cela, il va apprendre à dompter ses pouvoirs surpuissants. Scène d’actions et effets spéciaux époustouflants, des acteurs qui ressemblent comme deux gouttes d’eau aux personnages, une épopée très fidèle à l’œuvre originale. Ce live action ravira aussi bien les fanatiques que les non-initiés de l’animé originel, qui flirte entre science-fiction et roman d’apprentissage.

Avatar : le dernier maître de l’air, disponible surNetflix.

« Full Circle » : thriller criminel oppressant

À New York, Mel Harmony, inspectrice de police, enquête sur Savitri Mahabir, cheffe mafieuse guyanaise influente et sans pitié. Persuadée qu’une malédiction s’est abattue sur sa famille après l’assassinat de son frère, cette dernière sollicite l’avis d’un gourou. Selon lui, pour contrer le sort, elle n’a qu’une solution : accomplir un rite sacrificiel. Savitri Mahabir doit pour cela kidnapper un jeune garçon. Et pas n’importe lequel : le petit-fils de Jeff McCusker, célèbre chef cuisinier de la ville. Le plan se déroule comme prévu sauf que ses hommes de main se trompent de personne… Avec cette série, inspirée du film d’Akira Kurosawa Entre le ciel et la terre (sorti en 1963), le réalisateur Steven Soderbergh signe un thriller criminel intrigant et oppressant. Le rythme anxiogène est accentué par un montage nerveux et une mise en scène énergique, avec beaucoup de plans tournés caméra à l’épaule. Dommage que le récit, multipliant les fausses pistes et les rebondissements inutiles, finisse par perdre le spectateur.

Full Circle, disponible sur Canal+.




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